ANNONCES PAROISSIALES DU 05 AU 19 FEVRIER 2017

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EDITO (par le Père Claude Gau)

Le sel et la lumière

Une pincée de sel, quelques grains minuscules, invisibles, qui vont se fondre dans la masse de la nourriture ; une flamme aussi et sa lumière, légère, insaisissable, vacillante, sans consistance, qu’un courant d’air pourrait souffler. Et cependant, le sel et la flamme mettent en valeur, rendent parfait ce qu’ils touchent. Le sel donne saveur à la nourriture. Sans lui un aliment n’est que l’ombre de lui-même, fade, insipide. Et la flamme met en lumière, révèle des couleurs qu’elle n’est pas elle-même.
Sans la lumière, les objets les plus beaux ne sont que nuit et ténèbres. Jésus dit la même chose du chrétien et de son rapport avec le monde. Sans la foi en Jésus-Christ le monde et l’homme ne sont que l’ombre d’eux-mêmes. Malgré les apparences, ils demeurent bourgeons encore clos. Les nourritures terrestres sont en attente du sel que Jésus leur apporte.
Être sel et lumière vient tout de suite après les Béatitudes. Lorsque nous sommes réellement pauvres de cœur, doux, affamés de justice, purs, miséricordieux, courageux devant la violence, nous sommes un goût de Dieu et lumière de Dieu.
Je suis lumière lorsque, coûte que coûte, je dis la vérité. Je suis lumière quand, ayant prié, j’apporte aux autres un peu de paix. Je suis lumière lorsque au cours d’une célébration je lutte contre la distraction et l’automatisme pour être là dans mes pensées, mes mots, mes gestes.
Être le sel de la terre, être la lumière du monde. Quelle prétention ! Car en fait, Jésus, et le chrétien que peuvent-ils apporter au monde ? Le chrétien n’apporte que sa foi, toute sa foi, à condition qu’elle reste vraiment le foi. Le sel disparait pour se fondre, mais il doit rester sel, non pas se confondre avec la nourriture. La flamme doit se faire oublier, elle est là pour la beauté des choses, à condition de rester flamme et ne pas être absorbée par les ténèbres. Et la foi en Jésus doit rester foi, inébranlable comme un roc, irrésistible comme un feu ou un vent d’ouragan, sans se diluer, sans disparaitre, confondue avec le monde et ses modes.
Sommes-nous Sel de la terre et Lumière du monde ?

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