Annonces

Télécharger ou voir la feuille d’annonces

Dimanche 15 novembre : journée mondiale des pauvres
Action de collecte du Secours Catholique

EDITO – Le mot du curé

Une messe à la télé « c’est mieux que rien » entends-on parfois en ce temps de confinement. C’est vrai, mais voilà une façon bien contemporaine de consommer des images, personnellement, chez soi, devant un écran. Pour la messe comme pour le foot, la télé est devenue indispensable.
Je trouve pour ma part que la messe télévisée c’est comme les fleurs en plastique, c’est bien pour le coup d’oeil, mais ça manque de vie. Puisqu’il nous faut passer plus de temps à la maison, et que le culte n’a pas été jugé « indispensable » ni de « première nécessité », pourquoi ne pas chercher des manières plus consistantes que par écran interposé de nous mettre en lien avec le Seigneur Jésus ?
Plutôt que de râler, profitons des circonstances.
Je voudrais tout d’abord vous inciter à ouvrir la Parole de Dieu, lire les textes du jour ou d’autres, méditer l’ Évangile, prier avec les psaumes.
Si vous êtes en couple ou en famille, pourquoi ne pas oser partager ce qu’ils vous inspirent ? Inventez-vous une « liturgie domestique ». Initions-nous à la prière plus silencieuse, expérimentons de nouvelles formes d’Oraison, lisons un bon livre sur Jésus.
Ensuite rappelons-nous que le service des frères et soeurs dans le besoin est une autre manière vivante de rencontrer le Christ. Un coup de fil quotidien pour prendre des nouvelles, un geste solidaire suivant nos possibilités sont aussi des oeuvres de miséricorde. Servir celui qui est dans le besoin, c’est servir le Christ.
Ces périodes de confinement, d’isolement relatif me ramènent à penser aux communautés éloignées des hauts plateaux andins de l’évêché de Sicuani au Pérou.
Il y a des recoins de la paroisse de San Andres de Checca que je n’ai visité que de rares fois en plusieurs années.
Pourtant, leur vie religieuse était bien plus vivante que nombre de nos communautés locales.
Dans l’immensité et le silence, sans internet, leur vie de prière était intense, soutenue par d’admirables animateurs laïcs, hommes et femmes ; véritables disciples-missionnaires.
Devant ce temps de retraite forcé restons inventifs, créatifs, pour entretenir notre vie spirituelle par des moyens pleins d’humanité.
Nos expériences redonneront toute leur saveur à nos rassemblements en Église quand nous nous retrouverons pour célébrer l’Eucharistie.

Jean-Marc Vigroux

Les commentaires sont fermés.